Zachary Bolduc – ailier droit. Surnom dans l’univers eHabs : ZaBio. ZaBo, une abréviation de son prénom et son nom.
Présentation
L’identité de hockeyeur de Zachary Bolduc est ancrée dans l’attaque. Il possède ce que les dépisteurs appellent un instinct naturel. Mais dans la Ligue Nationale de Hockey (LNH) d’aujourd’hui, l’instinct ne suffit pas si le coffre à outils n’est pas complet.
Style de jeu et réputation
Le pain et le beurre de Bolduc, c’est son tir. Ce n’est pas forcément le tir le plus puissant de la ligue, mais c’est l’un des plus sournois et précis.
Il utilise une flexion de bâton très prononcée, communément appelé un flex bas, qui lui permet de décocher des tirs fulgurants avec un mouvement de bras minimal. Cela surprend les gardiens car l’information visuelle du tir arrive souvent trop tard.
En zone offensive, il a tendance à patrouiller les cercles de mise en jeu. Il cherche les espaces libres, les poches d’air où la défense adverse l’oublie.
C’est un joueur de périphérie efficace, mais c’est aussi là que réside sa limite : il doit apprendre à aller plus souvent devant le filet pour marquer des buts.
ZaBo a aussi un problème d’ardeur offensive. Il ne se présente pas à tous les matchs. Il peut jouer trois, quatre, ou cinq matchs consécutifs où il a le goût de contribuer offensivement. Mais, trop de matchs consécutifs, il est présent de corps, mais pas d’esprit, laissant trop souvent son hockey IQ au vestiaire.
Mais, ZaBo possède une excellente vitesse de pointe sur patin. Sa première foulée est explosive, ce qui lui permet de transformer un revirement en contre-attaque en une fraction de seconde. Cependant, il y a une distinction à faire entre la vitesse pure et la vitesse d’exécution. Dans le junior, il pouvait déborder les défenseurs par l’extérieur. Dans la LNH, c’est autre chose, les défenseurs ferment l’angle plus vite. Bolduc doit donc apprendre à ralentir le jeu par moments pour laisser ses coéquipiers se placer, plutôt que de toujours foncer tête baissée.
Le talent de ZaBo est indéniable, mais il peut être invisible pendant deux périodes avant de marquer un but magnifique en troisième. Pour devenir un joueur d’impact à Montréal, il doit trouver le moyen d’influencer le match même quand il ne marque pas. Cela passe par des échecs avant plus agressifs et une présence physique plus marquée. La constance, c’est là toute la lacune de ZaBo.
Son arrivée chez les Canadiens
Les Blues de Saint-Louis ont compris rapidement qu’ils ne pourraient pas en tirer davantage de ZaBo, et qu’il valait mieux l’échanger après une saison convenable de 19 buts et 17 mentions d’aide.
Ils ont peut-être vu juste, car à sa deuxième saison, déjà l’entraîneur-chef lui fait regarder des matchs de la passerelle et son rendement offensif est en deçà de son année complète avec les Blues.
Lorsqu’un joueur comme ZaBo arrive chez les Canadiens, il fait face à un dilemme tactique. Il a été une vedette offensive toute sa vie. On ne lui a jamais demandé de bloquer des tirs ou de jouer physiquement le long des bandes.
De Québec à Montréal
Il est crucial de se rappeler d’où ZaBo vient pour comprendre. Son passage avec les Remparts de Québec a été pour lui le laboratoire parfait.
Patrick Roy a été son entraîneur à Québec. Il est un entraîneur qui ne fait pas de cadeaux. S’il a fait de ZaBo son joueur de confiance, c’est que le jeune homme a une capacité d’écoute. Roy a poli les coins ronds de son jeu, l’obligeant à s’impliquer davantage dans les 200 pieds de la patinoire.
Cette éducation à la dure est ce qui permet aujourd’hui à ZaBo de ne pas être complètement dépassé par les exigences de la LNH. Il sait ce que c’est que de se faire couper son temps de glace s’il ne fournit pas l’effort requis.
À quoi s’attendre de ZaBo ?
Soyons réalistes. Est-ce que Bolduc deviendra un marqueur de 40 buts dans la LNH ? C’est peu probable. Non pas qu’il n’a pas le talent, mais il n’a pas la constance. Le scénario le plus réaliste pour lui se situe entre un ailier de deuxième trio capable de produire entre 20 et 25 buts par saison, très utile sur la deuxième vague de l’avantage numérique. Ou encore, un joueur de troisième trio offensif, capable de coups d’éclat, mais qui a besoin de coéquipiers défensifs solides pour compenser ses lacunes dans sa zone, et il devrait atteindre les 30 buts.
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